Je ne dis pas "non" aux agriculteurs. Je dis "non" à la démagogie et à l’irresponsabilité !


Droit de réponse à l’indiscrétion du 1er février

J’ai voté la semaine dernière contre une proposition de loi des socialistes portant sur la réforme des retraites agricoles. A la suite de ce vote, j’ai été mis en cause par le journal Sud-Ouest dans un article portant le titre « Michel Diefenbacher contre les agriculteurs »...

Je ne dis pas "non" aux agriculteurs. Je dis "non" à la démagogie et à l’irresponsabilité. Financé par une augmentation des impôts sur les alcools, le projet socialiste aurait entrainé un effondrement des ventes de vin et donc aggravé les difficultés déjà sérieuses de nos viticulteurs.

En déposant à la sauvette un texte à ce point mal ficelé, le PS s’est une fois de plus montré totalement irresponsable ! Qu’on ne compte pas sur moi pour appuyer une telle démarche. De toute façon, chacun sait que le grand rendez-vous social de cette année est la réforme des retraites, dont les retraites agricoles qu’il est urgent de revaloriser.

 

Electricité photovoltaïque : le changement inacceptable des tarifs d’achat


L'arrêté du 12 janvier 2010 fixe de nouvelles conditions d'achat de l'électricité photovoltaïque : la remise en cause sans préavis des tarifs et surtout la modification rétroactive des conditions d'instruction des dossiers ne sont pas acceptables.

En effet, l'arrêté ne prévoit aucune période transitoire alors, que dans son communiqué de presse du 9 septembre 2009, le ministre s'était engagé à ce que les nouvelles règles d'intégration au bâti prennent leur plein effet au 1er juin 2010, pour laisser aux professionnels concernés, notamment les agriculteurs, le temps de s'adapter.

C'est pourquoi j'ai soulevé cette question auprès de M. Jean-Louis Borloo (ci-dessous), lui suggérant que tous les dossiers pour lesquels le permis de construire a été accordé avant le 31 décembre 2009 bénéficient de l'ancienne tarification. Les investissements déjà réalisés pourraient ainsi se concrétiser dans les conditions économiques initialement prévues.

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Sécurité et indépendance alimentaires

Le 21 janvier 2010 : gouvernance mondiale et politiques publiques conduites par les Etats (atelier n°1 dans le cadre des assises sur la sécurité et l'indépendance alimentaires)

Au sein du premier atelier, l'essentiel des travaux a été consacré aux PVD et aux pays émergents (la situation des pays développés, en particulier l'Europe et la France, étant plus particulièrement traitée par les ateliers 2 et 3).

Pour bien comprendre la situation actuelle de l'agriculture mondiale, nous sommes remontés à 1986, année du lancement de l'Uruguay Round. L'idée qui prévalait alors était que l'ouverture des frontières et la création d'un marché mondial des produits alimentaires constituaient le meilleur moyen de doper la production agricole et de traiter le lancinant problème de la faim dans le monde :
- les investisseurs devaient être attirés par les pays en voie de développement, où les coûts de production sont limités,
- l'abaissement des barrières tarifaires devrait ouvrir le marché des pays développés aux productions du tiers monde,
- la concurrence internationale devait conduire à une modération des prix et donc aider à la solvabilité de la demande. 

En d'autres termes, c'est tout un processus vertueux qui devait s'engager.

Quelles constatations peut-on faire près de 25 ans plus tard ?

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